Tideland -z2
Jeliza-Rose part s'intaller à la campagne avec son père Noah, un rocker héroïnomane, lorsque sa mère meurt d'une overdose.
Le monde imaginaire qu'elle a crée autour d'elle lui permet de supporter l'addiction séparatrice dont souffre ce qui lui reste de père.
Elle se retrouve bien vite dans un monde où magie, peurs et rêveries se mèlent à la réalité...
Voici un film très à part.
Terry GILLIAM signe une oeuvre poignante, un peu longue en mise en route mais qui, une fois lancée vous emportera loin, bien loin, fleurtant avec des concepts assez dérangeants parfois.
La taxidermie y revêt un caractère très particulier et la pédophilie y est vue sous un angle perturbant au possible.
Accrochez-vous !
L'image
Bon pressage général.
La définition est tout à fait dans les normes habituelles.
Le piqué des premiers plans est précis et assez cinéma dans son rendu.
Les arrières plans sont doux mais conservent une belle lisibilité générale.
La profondeur de champs est extra et seulement quelques petit défauts de compression y sont visibles.
Le contraste est un peu mou de manière générale mais sans que cela ne soit trop pénalisant sur l'ensemble.
Ainsi les noirs sont plus marron foncés qu'ébène mais l'échelle de gris parvient à s'en sortir honorablement et dans tous les cas cela participe au spectacle déjanté qui nous est offert.
La colorimétrie est très flashy et la texture d'image ressemble beaucoup à celle de LAS VEGAS PARANO (même chef opérateur).
Le grand angle est fortement employé et offre une large ouverture sur les décors.
Ces derniers sont particulièrement bien utilisés et éclairés.
Pas de grain apparent, quelques artefacts mais assez limités.
Un pressage correct.
Le son
Majoritairement frontale, cette bande-son est surprenante par moments.
La stéréo y est bien employée, juste, précise et assez alerte, elle constitue l'essentiel du mixage.
La voix centrale est superbe en VO avec des dialogues très bien ajustés et idéalement intelligibles.
Les effets arrières sont la plus part du temps inexistants.
Mais de temps à autre, sur des passages oniriques spécifiques, les latérales se réveillent comme par miracle, et sont même accompagnées des EX pour quelques effets tournoyants (les lucioles par ex).
L'immersion devient alors plus forte mais le contraste entre la grande frontalité et ces passages est un peu trop rude, on aurait préféré une plus grande exploitation multicanale par la musique ou les ambiances par exemple.
Reste de bons passages, bien sentis.
Les basses sont très discrètes mais parviennent à vous faire sursauter quelques fois comme lors du passage du train ou des très fortes explosions qui ont lieu dans la carrière (ça surprend !).
Le registre des graves est correct, sans plus.
La dynamique est dans les normes.
Une expérience audio à l'image du film : inexplicable !
L'interactivité
Making of, documents, journal du tournage, interviews et bandes-annonces
Edition Z2
VO et VF en 5.1, sous-titres français
Durée 1h55
PAL
1 DVD9
PARAMOUNT HOME VIDEO
Format 1.85
16/9 compatible 4/3
Edition ici testée : location
Déjà disponible
Configuration de TEST : préampli audio BRYSTON SP2, amplis BRYSTON 5B et 8B ST PRO, égaliseur THX AUDIOCONTROL The Bijou, ensemble THX Ultra 7.1 KEF + TRIAD Powersub Platinium, lecteur DVD 5000 DENON, lecteur portable TOSHIBA SD-P2800, Freebox HD (cable HDMI "PURE AV" de BELKIN + adaptateur HDMI-DVI), projo D-ILA JVC SX21H (en YUV+DVI), écran électrique 16/9 DALITE 2m34, télécommande tactile RC5000 MARANTZ, Nintendo Wii et filtre secteur RGPC 400 Pro...



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