Test exclusif JVC HD100 + Pioneer BDP-95FD Elite ICOS multizones
Après notre précédent test du couple JVC HD1 + TOSHIBA XE1... voici venir le temps de la maturité. Autant le HD1 était (et reste) une sacrée référence en terme de vidéoprojection autant le XE1 est malheureusement voué à disparaître à terme. Il s'agit pourtant là d'un excellent lecteur de DVD, dont la section upscaling reste une référence rapport Q/P... Notre conseil, si vous en possédez un : GARDEZ-LE !!!
Le HD100, comme nous allons vous l'expliquer est une superbe "évolution" du déjà excellent HD1, mais il apporte, à nos yeux, des petits plus qui font la différence... Quand au lecteur Blu-ray Elite Pioneer, quelle machine de rêve... pour peu qu'on ne soit pas trop pressé !
Un lecteur Blu-ray de seconde génération (profil 1.0) :
Le lecteur PIONEER BDP-95FD Elite ICOS multizones se présente sous une robe noire glacée du plus bel effet. Les brillances et la texture de la coque apportent ce côté haut de gamme sensible et important sur du matériel somme toute assez cher.
Il est vrai qu'à l'heure de la feue guerre HD DVD vs BD, la limite haute niveau prix avait été franchie par le clan Blu-ray sur de nombreuses machines et plus particulièrement avec ce lecteur Pioneer qui est, rappelons-le, vendu chez nous sous la référence LX70A.
Nous avons ici la chance de pouvoir tester sa version américaine, que nos amis suédois... ont réussi à rendre intéressante au plus haut point !
La qualité de finition de ce produit est un élément important, ne serait-ce que pour son côté "audiophile", les sections audio et vidéo étant largement isolées l'une de l'autre.
Afin d'optimiser ses qualités en tant que drive audio, PIONEER a choisi un châssis à double couche en aluminium très rigide et lourd (6,5Kg sur la balance, soit pas loin de 2 bons kilos de plus que la plus part de ses concurrents), ce qui lui permet de produire de superbes performances de ce côté-ci. Les convertisseurs, les sorties audio plaquées or, le circuit principal, l'alimentation... tout a été étudié pour donner le meilleur de lui même.
Notez que dans le cadre de leur optimisation, l'équipe de bluraymods.com a jugé utile (c'est pertinent, nous le confirmons !!!) de changer la carte d'alimentation d'origine US (110v) pour la remplacer par une alimentation universelle (110-240v 50/60Hz). Votre lecteur se branchera donc directement sur notre 220v à l'aide d'un cable adéquat fourni avec l'appareil. Ceci évite d'utiliser un transformateur externe, souvent source de problèmes divers et générateur de bruit vidéo...

Bleu, c'est bien pour les Blu-ray finalement ! :-)
Une petite lumière bleue du plus bel effet ici aussi... éclaire le lecteur lors de son allumage (+ bouton power). Ces lumières sont bien sûr partiellement ou totalement désactivables par la touche "FL dimmer" de la télécommande, une fois le film commencé.
La télécommande est plutôt bien fournie en informations et fonctions et s'illumine en vert fluo dans le noir... ce qui est fort appréciable lorsqu'on se retrouve plongé dans l'obscurité la plus totale... On peut aussi y changer à la volée le format de sortie image (de 480i à 1080p), fonction on ne peut plus utile pour faire des tests sans devoir repasser par le menu général !
L'allumage de la platine prend pas loin de 90s (c'est 40s de plus que pour une version "normale" du même lecteur), la faute au "flashage" de la puce responsable du choix de région du lecteur.
En effet, la modification du zonage est d'origine hardware, une carte contenant une puce ICOS HD utilisant un technologie d'Actel (350Mhz flash based FPGA) a été placée à l'intérieur. De consommation faible (1.5V) cette carte ne s'active que durant une très courte période juste avant l'allumage de la platine.
Il faut en effet choisir à ce moment là la zone que vous voulez regarder en sélectionnant tout simplement 1 ou 2 sur la télécommande du lecteur (1 = zone A et 2 = zone B).
Une fois l'opération lancée, la carte devient passive et totalement transparente dans le système... Votre lecteur revêt alors la capacité de lire soit les Blu-ray et DVD d'origine US (zone A et zone 1), soit les Blu-ray et DVD Européens (zone B et zone 2 PAL/NTSC) !!!! Une sorte de rêve devenu réalité...
Il reste toujours possible et utile de faire les mises à jours Firmware proposées par le constructeur car cette modification n'altère en rien ce processus. Vous devrez par contre faire les updates pour chaque zone.

Cliquez sur les photos pour les faire apparaître en grand...
Ce lecteur BDP-95FD Elite est pourvu d'une sortie HDMI 1.3a permettant d'obtenir du 480i/p60, 576i/p50, 720p50/60/24, 1080i/p50/60 et 1080p24, d'une connexion analogique YUV, d'une sortie S-vidéo et vidéo classique. Côté son, on trouve, en plus de la HDMI 1.3a, des sorties SPDIF sur optique et coaxial ainsi que des sorties analogiques en 2.0 et 5.1, toutes plaquées or.
Un port LAN est également présent pour les MAJ du firmware ou les applications média. Il est également possible d'upscaler vos DVD en 1080p avec ce dernier, même si la qualité du travail effectué est moins impressionnante qu'avec le XE1.
Il est affublé de la fonction Windows Media Connect et peut servir de serveur local pour projeter vos photos ou films sur grand écran via sa fonction Home Media Gallery.
Le lecteur possède également une fonction "KURO Link" permettant d'utiliser une seule télécommande, une fois relié à un appareil de la gamme PIONEER KURO.
Concernant le son, sachez que cette platine peut décoder les flux DD PLUS, DTS-HD High Resolution et DOLBY TrueHD en interne mais ne peut transmettre ce travail décodé que via sortie HDMI, soit en PCM (jusqu'à 7.1), soit en bitstream (mais là, il vous faudra un ampli nouvelle génération HDMI 1.3). De même, le flux DTS-HD Master Audio sera transmissible uniquement via HDMI 1.3...
Si vous possédez un préampli "ancienne" génération, attention, pas de TrueHD pour vous (voir ***UPDATE*** en bas de page) par les 5.1 analogiques (à l'instar de la XE1 qui le permet, elle !)... seulement le PCM inclu nativement sur les disques Blu-ray, quand il y en a !
Sinon, optez pour la sortie SPDIF, excellente sur les bitstreams DD et DTS !
Concernant le drive audio de la platine, sans atteindre la classe et la beauté de la platine TAG McLAREN DVD32R, sachez que cette BDP-95FD surpasse la XE1. Elle est plus tendue, moins orientée vers les médiums, plus naturelle et détaillée... On peut presque imaginer se passer d'un lecteur CD complémentaire si vous n'avez besoin que d'un drive... car la simplification du message est totalement "assumable" ici !

Petite astuce pour ceux qui utiliseront la Pioneer en analogique 5.1... afin d'avoir un niveau de sub correct avec les pistes PCM des films, réglez les enceintes sur "large" (et non pas sur "petites") dans le menu correspondant du lecteur... Surprenant, mais ça marche !
Un projecteur au contraste natif sans équivalent :
Le vidéoprojecteur JVC DLA-HD100 ne se démarque de son petit frère (le HD1) que par une robe laquée totalement noire...
C'est là seule différence visible... à part peut-être son prix...
Concernant ce qui n'est pas visible mais pourtant bien présent, l'optique n'est plus manuelle mais motorisée désormais (avec zoom x2). Elle reste de très grande qualité, fabriquée par FUJINON mais permet un ajustement (à la télécommande) des plus précis "le nez sur l'écran".
Le lens shift est toujours aussi important et permettra de multiples positionnements (80% vertical et 34% horizontal). On note l'apparition d'une fonction V-Strech qui permet l'utilisation d'une lentille anamorphique pour projection au format 2.35... sans passer par un scaler externe. De nouvelles courbes de gamma, prédéfinies ou paramétrables sont aussi de la partie et affichent de superbes performances : homogénéité et uniformité sur l'ensemble de l'échelle de gris ! La colorimétrie a été étendue et propose une meilleure optimisation du rendu (même si les verts sont un peu trop élevés).
La façade avant passe en laqué noir et affiche ses larges ouies de ventilation (qui envoient toujours et fort heureusement... les flux sur les côtés et non pas dans le champs de projection).

Heureusement, nous avons échappé à la fabuleuse bague "dorée" que les américains ont sur leur RS2 !
Le bruit de ventilation a été revu et corrigé par les ingénieurs de JVC et passe désormais en dessous des 24db en mode normal. De plus la sonorité a sensiblement baissé en fréquence ce qui permet au bruit généré de rester très discret en mode de projection.
La télécommande rétro-éclairée est similaire au modèle précédent.
Ce nouveau projecteur est équipé de 2 entrées HDMI 1.3a (compatibles DEEP COLOR), d'entrées analogiques YUV, d'une S-vidéo et d'une entrée vidéo RCA classique.
Il est également équipé d'une entrée RS-232C.
Concernant les matrices (3x0,7 inch), il s'agit d'une nouvelle génération retravaillée afin d'obtenir un alignement encore plus performant des cristaux et du chemin de lumière.
Cette optimisation permet d'obtenir un contraste natif époustouflant de 40 000 : 1 (toujours sans emploi d'iris). En utilisation appliquée au projecteur, on atteindra seulement les déjà exceptionnels 30 000 : 1, ce qui permet dans une salle dédiée... d'atteindre un noir absolu !
Ces matrices sont, comme les précédentes, au format 1920x1080 et acceptent du 480i/p60, 576i/p50, 720p50/60, 1080i/p50/60, 1080p30 et 1080p24.

Classique, mais l'essentiel y est !
La luminosité est donnée pour 600 lumens (100 lumens de moins que sur le HD1), à l'usage sur 2m34 c'est parfaitement adapté et seules les grandes bases d'image pourront regretter la dynamique du HD1 de ce côté-ci !
Concernant le scaler intégré, on conserve une équipe qui gagne et c'est encore la puce VXP de GENNUM qui permet une mise à l'échelle à partir de source DVD, 720p ou 1080i. Cette puce incorpore quatre filtres, mais qui ne sont pas sélectionnables ou ajustables.
Le projecteur reste léger dans l'absolu (11,6Kg) et peut également être monté au plafond à l'aide d'une potence.
Les résultats subjectifs :
Après avoir testé le XE1 sur notre projecteur nous avons pu le comparer au lecteur BDP-95FD Elite sur les Blu-ray. Tous deux offrent des prestations de haut niveau et associés au projecteur JVC HD100 délivrent de somptueuses images, avec un rapport Q/P encore inimaginable... il y a quelques proches années.
La platine PIONEER l'emporte malgré tout de par sa qualité générale de fabrication.
Le châssis audiophile apporte un soin tout particulier à la section audio, qui sur le XE1 reste perfectible car à tendance physiologique... cela passe pour le home-cinéma mais ne marche absolument pas avec un CD (qui ressort sans vie, très plat et ennuyant). Avec la 95FD, c'est une toute autre histoire, le drive audio est excellent, les matières sont présentes, les timbres subtiles et l'étagement des plans retrouve une vie véritable. Les bandes-sons de films (bitstreams DD et DTS) bénéficient également de cet éclat et de ce regain de naturel et de droiture. La section analogique est performante et plus particulièrement sur le rendu du PCM en 5.1 !
Concernant la vidéo, il faut absolument différencier la section Blu-ray de la section DVD. La platine PIONEER est parfaite sur la lecture des Blu-ray, c'est la grande classe, l'image a ce petit côté argentique, naturel et très agréable que d'autres platines n'auront sans doute jamais... Il y a une stabilité d'image, richesse colorimétrique et absence totale de bruit que seule la platine TAG DVD32R nous avait laissé entrevoir (en SD).
La différence avec une autre platine ou même la XE1 peut paraître subtile, mais, assurément il s'agit là d'un petit plus qui n'est absolument pas négligeable pour certains...
La compatibilité p24 offre une fluidité parfaite, tout comme la XE1 le permet.
La section DVD reste plus basique par rapport à la très évoluée et performante XE1. La platine délivre de belles images mais qui n'ont pas l'impact et le niveau de présence généré par la puce Réon de la TOSHIBA. Sa compatibilité z1/z2 en lecture de DVD en fait pourtant un plus, même si un firmware "pirate" est accessible pour la XE1 et permet également de la dézonner sur sa partie DVD.

Upscaling quand tu nous tiens (il ne s'agit pas d'images délivrées par nos machines ici, mais d'un visuel illustrant le propos) !
Relié à notre vidéoprojecteur phare, quels sont donc les résultats constatés ?
Sur du DVD, l'upscaling du HD100 est performant mais on comprend que dans une optique jusqu'auboutiste... certains n'hésitent pas à passer par un scaler externe dédié.
L'image obtenue à partir d'une source SD est de belle facture mais reste perfectible.
La puce GENNUM VXP fait pourtant très bien sont travail de désentrelacement, elle est rapide et précise mais elle reste toujours moyennement efficace en upscaling lorsqu'on lui donne du 480i/576i en entrée...
Si vous regardez peu de DVD, alors le HD100 vous suffira dans l'état... sinon, songez à un scaler. L'idéal pour ne pas se ruiner... étant d'avoir une source comme le XE1 qui vous permettra une mise à l'échelle en 1080i et vous n'aurez plus qu'à confier le désentrelacement final à la VXP (un poil plus rapide de ce côté-là).
Sur de la HD (HD DVD ou Blu-ray), l'image délivrée est bien sûr somptueuse.
On arrive dans un domaine de perfection où ces lecteurs "nouvelle génération" parviennent à délivrer du 1080p flamboyant, précis, piqué et subtilement exploitable.
Le HD100 ne révolutionne pas ce que nous avions déjà constaté sur le HD1 (mais gardez bien en tête... que les noirs délivrés par ces deux projecteurs sont les plus performants du marché, actuellement !).
Ainsi, le contraste n'est pas subjectivement plus important avec le HD100, ni le niveau des noirs...
La subtilité, car il y en a... intervient sur la nature même de l'image.
Les différent facteurs sur lesquels les ingénieurs de JVC ont joué... permettent d'obtenir, au final, une image peut-être moins "éclatante" de prime abord qu'avec le HD1 mais plus juste, plus fidèle et surtout plus naturelle.
Notez que sorti de carton, le projecteur délivre une image très proche de la norme D65 et qu'il s'agit là d'un réel confort pour l'utilisateur... qui n'a pas besoin d'autres compétences que celle d'avoir de bons yeux pour admirer tout ça !
Les gammas sont terriblement bien répartis et homogènes et permettent une lisibilité accrue en scènes sombres. On a vraiment l'impression de lever un voile sur l'image et de pouvoir apercevoir tout ce qui s'y trouve réellement. Nul besoin d'aller retoucher quoi que ce soit sur le graphique disponible concernant les gammas éditables...
La profondeur de champs semble plus importante et donne un effet 3D très proéminent.
Bon nombre de pressages HD (RATATOUILLE, SHREK 3, BLADE RUNNER, TRANSFORMERS etc) sauront, à coup sûr, vous transporter dans une réalité que vous ne rencontrerez certainement pas dans votre cinéma de quartier !

Transformers et sa horde d'images étonnantes...
Le HD100 offre une gamme de gris d'une richesse infiniment plus ample et génératrice de confort visuel.
Des films comme le dernier HARRY POTTER ou encore le très sombre SUNSHINE bénéficieront absolument de ce petit plus. La luminosité, un peu plus faible que sur le HD1 permet également de repasser sur une image plus douce, moins clinquante et plus proche de la réalité.
Encore une fois, que ce soit avec le HD1 ou ce HD100... lorsqu'on se retouve avec des passages très sombres et qu'il y a des lumières fortes et ponctuelles (type SUNSHINE ou l'intro de BLADE RUNNER)... le résultat affiché par le contraste natif laisse rêveur !
C'est absolument magnifique, la lumière jaillit littéralement des ténèbres.
Le choix colorimétrique, avec un nouveau Gamut plus large encore... et surtout un rouge retouché et plus juste, permet d'obtenir une sensation plus naturelle. On ne s'approche pas du rendu d'une lampe au néon, mais il faut bien comprendre que le rapport coût/performances permet au HD100 d'offrir un produit assez juste. La saturation des couleurs est superbe et les grains de peaux n'ont jamais paru aussi délicats.

Bruce, toujours dans le pétrin !
Le piqué est très bon, même si d'autres technologies pourront paraître plus précises encore, ce sera sûrement au détriment du naturel constaté. La pellicule argentique n'ayant jamais proposé autre chose que le soyeux dont sont capables ces projecteurs à technologie DILA.
Tout reste affaire de goûts de toute façon, l'avantage étant ici l'absence totale de fatigue visuelle même après de très longues séances...
Concernant la fluidité de l'appareil, si tenté que la source lui soit fournie en p24, le résultat sera... parfait ! Sur les somptueuses images du film en noir & blanc JAILHOUSE ROCK, nous n'avons noté aucun problème de shading et pu re-constater l'excellence des gris.
Il y a là un superbe impact avec des noirs abyssaux, une échelle de gris ample et somptueuse et une douceur très cinéma dans son approche.
Si vous cherchez un très très bon vidéoprojecteur, c'est un HD1 qu'il vous faut, si vous cherchez un excellent vidéoprojecteur... il faut rester dans la même famille et prendre son grand frère, le HD100. La justification du surcoût pour passer de l'un à l'autre dépendra surtout de la configuration de votre salle, de vos exigences et de la grosseur de votre porte-monnaie, évidemment !
Quoi qu'il en soit, JVC a réussi l'exploit de mettre sur le marché deux des plus performants vidéoprojecteurs du moment.
Ceci devrait combler sans nul doute les plus exigeants d'entre vous...
Concernant le lecteur Blu-ray, il s'agit là d'une machine intermédiaire au niveau du profil (1.0 pour rappel) mais qui, dans sa gamme, offre des résultats époustouflants à bien des niveaux.
L'association de ces deux produits permettra à ses chanceux propriétaires de jouir d'un confort de visionnage dès plus étonnants !
Bon films à tous !
***JVC HD100***
Nous remercions tout particulièrement JVC France pour son écoute, sa sollicitude et son accompagnement sans faille...
***UPDATE***
D'après un journaliste Américain du site Engadet HD, qui teste actuellement la platine 95FD, ses contacts chez Pioneer lui ont assuré se pencher sur le problème du DOLBY TrueHD et DTS-HD High Resolution actuellement non exploitables sur la sortie analogique 5.1... et proposer un correctif sur une prochaine MAJ FW. Si ceci vient à se confirmer, c'est une excellente nouvelle !
Lien JVC France/HD100
Lien PIONEER/LX70A
Lien BLURAYMODS
Le HD100, comme nous allons vous l'expliquer est une superbe "évolution" du déjà excellent HD1, mais il apporte, à nos yeux, des petits plus qui font la différence... Quand au lecteur Blu-ray Elite Pioneer, quelle machine de rêve... pour peu qu'on ne soit pas trop pressé !
Un lecteur Blu-ray de seconde génération (profil 1.0) :
Le lecteur PIONEER BDP-95FD Elite ICOS multizones se présente sous une robe noire glacée du plus bel effet. Les brillances et la texture de la coque apportent ce côté haut de gamme sensible et important sur du matériel somme toute assez cher.
Il est vrai qu'à l'heure de la feue guerre HD DVD vs BD, la limite haute niveau prix avait été franchie par le clan Blu-ray sur de nombreuses machines et plus particulièrement avec ce lecteur Pioneer qui est, rappelons-le, vendu chez nous sous la référence LX70A.
Nous avons ici la chance de pouvoir tester sa version américaine, que nos amis suédois... ont réussi à rendre intéressante au plus haut point !
La qualité de finition de ce produit est un élément important, ne serait-ce que pour son côté "audiophile", les sections audio et vidéo étant largement isolées l'une de l'autre.
Afin d'optimiser ses qualités en tant que drive audio, PIONEER a choisi un châssis à double couche en aluminium très rigide et lourd (6,5Kg sur la balance, soit pas loin de 2 bons kilos de plus que la plus part de ses concurrents), ce qui lui permet de produire de superbes performances de ce côté-ci. Les convertisseurs, les sorties audio plaquées or, le circuit principal, l'alimentation... tout a été étudié pour donner le meilleur de lui même.
Notez que dans le cadre de leur optimisation, l'équipe de bluraymods.com a jugé utile (c'est pertinent, nous le confirmons !!!) de changer la carte d'alimentation d'origine US (110v) pour la remplacer par une alimentation universelle (110-240v 50/60Hz). Votre lecteur se branchera donc directement sur notre 220v à l'aide d'un cable adéquat fourni avec l'appareil. Ceci évite d'utiliser un transformateur externe, souvent source de problèmes divers et générateur de bruit vidéo...
Bleu, c'est bien pour les Blu-ray finalement ! :-)
Une petite lumière bleue du plus bel effet ici aussi... éclaire le lecteur lors de son allumage (+ bouton power). Ces lumières sont bien sûr partiellement ou totalement désactivables par la touche "FL dimmer" de la télécommande, une fois le film commencé.
La télécommande est plutôt bien fournie en informations et fonctions et s'illumine en vert fluo dans le noir... ce qui est fort appréciable lorsqu'on se retrouve plongé dans l'obscurité la plus totale... On peut aussi y changer à la volée le format de sortie image (de 480i à 1080p), fonction on ne peut plus utile pour faire des tests sans devoir repasser par le menu général !
L'allumage de la platine prend pas loin de 90s (c'est 40s de plus que pour une version "normale" du même lecteur), la faute au "flashage" de la puce responsable du choix de région du lecteur.
En effet, la modification du zonage est d'origine hardware, une carte contenant une puce ICOS HD utilisant un technologie d'Actel (350Mhz flash based FPGA) a été placée à l'intérieur. De consommation faible (1.5V) cette carte ne s'active que durant une très courte période juste avant l'allumage de la platine.
Il faut en effet choisir à ce moment là la zone que vous voulez regarder en sélectionnant tout simplement 1 ou 2 sur la télécommande du lecteur (1 = zone A et 2 = zone B).
Une fois l'opération lancée, la carte devient passive et totalement transparente dans le système... Votre lecteur revêt alors la capacité de lire soit les Blu-ray et DVD d'origine US (zone A et zone 1), soit les Blu-ray et DVD Européens (zone B et zone 2 PAL/NTSC) !!!! Une sorte de rêve devenu réalité...
Il reste toujours possible et utile de faire les mises à jours Firmware proposées par le constructeur car cette modification n'altère en rien ce processus. Vous devrez par contre faire les updates pour chaque zone.
Cliquez sur les photos pour les faire apparaître en grand...
Ce lecteur BDP-95FD Elite est pourvu d'une sortie HDMI 1.3a permettant d'obtenir du 480i/p60, 576i/p50, 720p50/60/24, 1080i/p50/60 et 1080p24, d'une connexion analogique YUV, d'une sortie S-vidéo et vidéo classique. Côté son, on trouve, en plus de la HDMI 1.3a, des sorties SPDIF sur optique et coaxial ainsi que des sorties analogiques en 2.0 et 5.1, toutes plaquées or.
Un port LAN est également présent pour les MAJ du firmware ou les applications média. Il est également possible d'upscaler vos DVD en 1080p avec ce dernier, même si la qualité du travail effectué est moins impressionnante qu'avec le XE1.
Il est affublé de la fonction Windows Media Connect et peut servir de serveur local pour projeter vos photos ou films sur grand écran via sa fonction Home Media Gallery.
Le lecteur possède également une fonction "KURO Link" permettant d'utiliser une seule télécommande, une fois relié à un appareil de la gamme PIONEER KURO.
Concernant le son, sachez que cette platine peut décoder les flux DD PLUS, DTS-HD High Resolution et DOLBY TrueHD en interne mais ne peut transmettre ce travail décodé que via sortie HDMI, soit en PCM (jusqu'à 7.1), soit en bitstream (mais là, il vous faudra un ampli nouvelle génération HDMI 1.3). De même, le flux DTS-HD Master Audio sera transmissible uniquement via HDMI 1.3...
Si vous possédez un préampli "ancienne" génération, attention, pas de TrueHD pour vous (voir ***UPDATE*** en bas de page) par les 5.1 analogiques (à l'instar de la XE1 qui le permet, elle !)... seulement le PCM inclu nativement sur les disques Blu-ray, quand il y en a !
Sinon, optez pour la sortie SPDIF, excellente sur les bitstreams DD et DTS !
Concernant le drive audio de la platine, sans atteindre la classe et la beauté de la platine TAG McLAREN DVD32R, sachez que cette BDP-95FD surpasse la XE1. Elle est plus tendue, moins orientée vers les médiums, plus naturelle et détaillée... On peut presque imaginer se passer d'un lecteur CD complémentaire si vous n'avez besoin que d'un drive... car la simplification du message est totalement "assumable" ici !
Petite astuce pour ceux qui utiliseront la Pioneer en analogique 5.1... afin d'avoir un niveau de sub correct avec les pistes PCM des films, réglez les enceintes sur "large" (et non pas sur "petites") dans le menu correspondant du lecteur... Surprenant, mais ça marche !
Un projecteur au contraste natif sans équivalent :
Le vidéoprojecteur JVC DLA-HD100 ne se démarque de son petit frère (le HD1) que par une robe laquée totalement noire...
C'est là seule différence visible... à part peut-être son prix...
Concernant ce qui n'est pas visible mais pourtant bien présent, l'optique n'est plus manuelle mais motorisée désormais (avec zoom x2). Elle reste de très grande qualité, fabriquée par FUJINON mais permet un ajustement (à la télécommande) des plus précis "le nez sur l'écran".
Le lens shift est toujours aussi important et permettra de multiples positionnements (80% vertical et 34% horizontal). On note l'apparition d'une fonction V-Strech qui permet l'utilisation d'une lentille anamorphique pour projection au format 2.35... sans passer par un scaler externe. De nouvelles courbes de gamma, prédéfinies ou paramétrables sont aussi de la partie et affichent de superbes performances : homogénéité et uniformité sur l'ensemble de l'échelle de gris ! La colorimétrie a été étendue et propose une meilleure optimisation du rendu (même si les verts sont un peu trop élevés).
La façade avant passe en laqué noir et affiche ses larges ouies de ventilation (qui envoient toujours et fort heureusement... les flux sur les côtés et non pas dans le champs de projection).
Heureusement, nous avons échappé à la fabuleuse bague "dorée" que les américains ont sur leur RS2 !
Le bruit de ventilation a été revu et corrigé par les ingénieurs de JVC et passe désormais en dessous des 24db en mode normal. De plus la sonorité a sensiblement baissé en fréquence ce qui permet au bruit généré de rester très discret en mode de projection.
La télécommande rétro-éclairée est similaire au modèle précédent.
Ce nouveau projecteur est équipé de 2 entrées HDMI 1.3a (compatibles DEEP COLOR), d'entrées analogiques YUV, d'une S-vidéo et d'une entrée vidéo RCA classique.
Il est également équipé d'une entrée RS-232C.
Concernant les matrices (3x0,7 inch), il s'agit d'une nouvelle génération retravaillée afin d'obtenir un alignement encore plus performant des cristaux et du chemin de lumière.
Cette optimisation permet d'obtenir un contraste natif époustouflant de 40 000 : 1 (toujours sans emploi d'iris). En utilisation appliquée au projecteur, on atteindra seulement les déjà exceptionnels 30 000 : 1, ce qui permet dans une salle dédiée... d'atteindre un noir absolu !
Ces matrices sont, comme les précédentes, au format 1920x1080 et acceptent du 480i/p60, 576i/p50, 720p50/60, 1080i/p50/60, 1080p30 et 1080p24.
Classique, mais l'essentiel y est !
La luminosité est donnée pour 600 lumens (100 lumens de moins que sur le HD1), à l'usage sur 2m34 c'est parfaitement adapté et seules les grandes bases d'image pourront regretter la dynamique du HD1 de ce côté-ci !
Concernant le scaler intégré, on conserve une équipe qui gagne et c'est encore la puce VXP de GENNUM qui permet une mise à l'échelle à partir de source DVD, 720p ou 1080i. Cette puce incorpore quatre filtres, mais qui ne sont pas sélectionnables ou ajustables.
Le projecteur reste léger dans l'absolu (11,6Kg) et peut également être monté au plafond à l'aide d'une potence.
Les résultats subjectifs :
Après avoir testé le XE1 sur notre projecteur nous avons pu le comparer au lecteur BDP-95FD Elite sur les Blu-ray. Tous deux offrent des prestations de haut niveau et associés au projecteur JVC HD100 délivrent de somptueuses images, avec un rapport Q/P encore inimaginable... il y a quelques proches années.
La platine PIONEER l'emporte malgré tout de par sa qualité générale de fabrication.
Le châssis audiophile apporte un soin tout particulier à la section audio, qui sur le XE1 reste perfectible car à tendance physiologique... cela passe pour le home-cinéma mais ne marche absolument pas avec un CD (qui ressort sans vie, très plat et ennuyant). Avec la 95FD, c'est une toute autre histoire, le drive audio est excellent, les matières sont présentes, les timbres subtiles et l'étagement des plans retrouve une vie véritable. Les bandes-sons de films (bitstreams DD et DTS) bénéficient également de cet éclat et de ce regain de naturel et de droiture. La section analogique est performante et plus particulièrement sur le rendu du PCM en 5.1 !
Concernant la vidéo, il faut absolument différencier la section Blu-ray de la section DVD. La platine PIONEER est parfaite sur la lecture des Blu-ray, c'est la grande classe, l'image a ce petit côté argentique, naturel et très agréable que d'autres platines n'auront sans doute jamais... Il y a une stabilité d'image, richesse colorimétrique et absence totale de bruit que seule la platine TAG DVD32R nous avait laissé entrevoir (en SD).
La différence avec une autre platine ou même la XE1 peut paraître subtile, mais, assurément il s'agit là d'un petit plus qui n'est absolument pas négligeable pour certains...
La compatibilité p24 offre une fluidité parfaite, tout comme la XE1 le permet.
La section DVD reste plus basique par rapport à la très évoluée et performante XE1. La platine délivre de belles images mais qui n'ont pas l'impact et le niveau de présence généré par la puce Réon de la TOSHIBA. Sa compatibilité z1/z2 en lecture de DVD en fait pourtant un plus, même si un firmware "pirate" est accessible pour la XE1 et permet également de la dézonner sur sa partie DVD.
Upscaling quand tu nous tiens (il ne s'agit pas d'images délivrées par nos machines ici, mais d'un visuel illustrant le propos) !
Relié à notre vidéoprojecteur phare, quels sont donc les résultats constatés ?
Sur du DVD, l'upscaling du HD100 est performant mais on comprend que dans une optique jusqu'auboutiste... certains n'hésitent pas à passer par un scaler externe dédié.
L'image obtenue à partir d'une source SD est de belle facture mais reste perfectible.
La puce GENNUM VXP fait pourtant très bien sont travail de désentrelacement, elle est rapide et précise mais elle reste toujours moyennement efficace en upscaling lorsqu'on lui donne du 480i/576i en entrée...
Si vous regardez peu de DVD, alors le HD100 vous suffira dans l'état... sinon, songez à un scaler. L'idéal pour ne pas se ruiner... étant d'avoir une source comme le XE1 qui vous permettra une mise à l'échelle en 1080i et vous n'aurez plus qu'à confier le désentrelacement final à la VXP (un poil plus rapide de ce côté-là).
Sur de la HD (HD DVD ou Blu-ray), l'image délivrée est bien sûr somptueuse.
On arrive dans un domaine de perfection où ces lecteurs "nouvelle génération" parviennent à délivrer du 1080p flamboyant, précis, piqué et subtilement exploitable.
Le HD100 ne révolutionne pas ce que nous avions déjà constaté sur le HD1 (mais gardez bien en tête... que les noirs délivrés par ces deux projecteurs sont les plus performants du marché, actuellement !).
Ainsi, le contraste n'est pas subjectivement plus important avec le HD100, ni le niveau des noirs...
La subtilité, car il y en a... intervient sur la nature même de l'image.
Les différent facteurs sur lesquels les ingénieurs de JVC ont joué... permettent d'obtenir, au final, une image peut-être moins "éclatante" de prime abord qu'avec le HD1 mais plus juste, plus fidèle et surtout plus naturelle.
Notez que sorti de carton, le projecteur délivre une image très proche de la norme D65 et qu'il s'agit là d'un réel confort pour l'utilisateur... qui n'a pas besoin d'autres compétences que celle d'avoir de bons yeux pour admirer tout ça !
Les gammas sont terriblement bien répartis et homogènes et permettent une lisibilité accrue en scènes sombres. On a vraiment l'impression de lever un voile sur l'image et de pouvoir apercevoir tout ce qui s'y trouve réellement. Nul besoin d'aller retoucher quoi que ce soit sur le graphique disponible concernant les gammas éditables...
La profondeur de champs semble plus importante et donne un effet 3D très proéminent.
Bon nombre de pressages HD (RATATOUILLE, SHREK 3, BLADE RUNNER, TRANSFORMERS etc) sauront, à coup sûr, vous transporter dans une réalité que vous ne rencontrerez certainement pas dans votre cinéma de quartier !
Transformers et sa horde d'images étonnantes...
Le HD100 offre une gamme de gris d'une richesse infiniment plus ample et génératrice de confort visuel.
Des films comme le dernier HARRY POTTER ou encore le très sombre SUNSHINE bénéficieront absolument de ce petit plus. La luminosité, un peu plus faible que sur le HD1 permet également de repasser sur une image plus douce, moins clinquante et plus proche de la réalité.
Encore une fois, que ce soit avec le HD1 ou ce HD100... lorsqu'on se retouve avec des passages très sombres et qu'il y a des lumières fortes et ponctuelles (type SUNSHINE ou l'intro de BLADE RUNNER)... le résultat affiché par le contraste natif laisse rêveur !
C'est absolument magnifique, la lumière jaillit littéralement des ténèbres.
Le choix colorimétrique, avec un nouveau Gamut plus large encore... et surtout un rouge retouché et plus juste, permet d'obtenir une sensation plus naturelle. On ne s'approche pas du rendu d'une lampe au néon, mais il faut bien comprendre que le rapport coût/performances permet au HD100 d'offrir un produit assez juste. La saturation des couleurs est superbe et les grains de peaux n'ont jamais paru aussi délicats.
Bruce, toujours dans le pétrin !
Le piqué est très bon, même si d'autres technologies pourront paraître plus précises encore, ce sera sûrement au détriment du naturel constaté. La pellicule argentique n'ayant jamais proposé autre chose que le soyeux dont sont capables ces projecteurs à technologie DILA.
Tout reste affaire de goûts de toute façon, l'avantage étant ici l'absence totale de fatigue visuelle même après de très longues séances...
Concernant la fluidité de l'appareil, si tenté que la source lui soit fournie en p24, le résultat sera... parfait ! Sur les somptueuses images du film en noir & blanc JAILHOUSE ROCK, nous n'avons noté aucun problème de shading et pu re-constater l'excellence des gris.
Il y a là un superbe impact avec des noirs abyssaux, une échelle de gris ample et somptueuse et une douceur très cinéma dans son approche.
Si vous cherchez un très très bon vidéoprojecteur, c'est un HD1 qu'il vous faut, si vous cherchez un excellent vidéoprojecteur... il faut rester dans la même famille et prendre son grand frère, le HD100. La justification du surcoût pour passer de l'un à l'autre dépendra surtout de la configuration de votre salle, de vos exigences et de la grosseur de votre porte-monnaie, évidemment !
Quoi qu'il en soit, JVC a réussi l'exploit de mettre sur le marché deux des plus performants vidéoprojecteurs du moment.
Ceci devrait combler sans nul doute les plus exigeants d'entre vous...
Concernant le lecteur Blu-ray, il s'agit là d'une machine intermédiaire au niveau du profil (1.0 pour rappel) mais qui, dans sa gamme, offre des résultats époustouflants à bien des niveaux.
L'association de ces deux produits permettra à ses chanceux propriétaires de jouir d'un confort de visionnage dès plus étonnants !
Bon films à tous !
***JVC HD100***
Nous remercions tout particulièrement JVC France pour son écoute, sa sollicitude et son accompagnement sans faille...
***UPDATE***
D'après un journaliste Américain du site Engadet HD, qui teste actuellement la platine 95FD, ses contacts chez Pioneer lui ont assuré se pencher sur le problème du DOLBY TrueHD et DTS-HD High Resolution actuellement non exploitables sur la sortie analogique 5.1... et proposer un correctif sur une prochaine MAJ FW. Si ceci vient à se confirmer, c'est une excellente nouvelle !
Lien JVC France/HD100
Lien PIONEER/LX70A
Lien BLURAYMODS



Dément, mais on se demande bien pourquoi les éditeurs se sont encore posé le problème des zones !